Alfons Van Pelt, le chômeur aux mains pleines…

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Les chômeurs sont-ils fainéants ? Sont-ils heureux ? Vivent-ils sur le dos de la solidarité nationale ? Toutes sortes d’idées fausses circulent sur les gens qui ont perdu leur emploi. Parfois une exception, comme dans le cas d’Alfons Van Pelt, entretient ces représentations erronées…

Il n’y a pas de chômeurs heureux, dans la majorité des cas, les gens qui ont perdu leur emploi le vivent mal. Toutes les statistiques et les recherches faites sur le sujet le démontrent: augmentation des suicides, tabagie, dépression, sont les symptômes les plus fréquents. Trop souvent, les chômeurs sont culpabilisés, accusés de vivre aux crochets de la société ou d’arnaquer les allocations. Ces idées fausses sont largement entretenues par les gouvernements qui depuis bientôt 40 ans n’ont pas su, pas pu, pas voulu, réduire le nombre de demandeurs d’emplois.

Periflex international en faillite volontaire ?

Alors bien sûr, il y a toujours quelques cas par-ci, par-là qui permettent aux médias de sauvegarder le mythe du chômeur arnaqueur… C’est le cas d’Alfons Van Pelt qui, bien qu’étant demandeur d’emploi depuis plus d’un an, continue de rouler en Porsche et d’entretenir une bien belle maison dans la banlieue d’Anvers. Mais Alfons Van Pelt n’est pas un chômeur comme les autres. Avant de poster des CV sur les réseaux sociaux, il était son propre patron.

Curieuse entreprise d’ailleurs, puisque bien que son patron soit résident en Belgique, sa société Periflex International Consulting, avec pour objet social le conseil en marketing, était domiciliée au Luxembourg et était dotée une filiale à Singapour. Inutile de préciser que le Luxembourg, considéré pendant longtemps comme un paradis fiscal, est une des places européennes les plus permissives en matière de droit des sociétés. Quant à Singapour, c’est l’endroit où toutes les grandes multinationales rêvent d’avoir leur siège, tant la législation leur est favorable.

Les anciens employés de Periflex international qui, eux, n’ont pas de maison à entretenir, ni de voiture de sport à conduire, sont également au chômage et se demandent d’ailleurs si la faillite de leur société n’aurait pas été organisée. Ceci expliquerait pourquoi et comment l’ancien patron continue à couler des jours heureux malgré sa perte d’emploi. Alfons Van Pelt le chômeur aux mains pleines est sans aucun doute un grand chanceux, mais pour combien de temps encore ?

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